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| Bernadette PUIJALON |
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Bernadette
Puijalon, membre du Comité d'Honneur du Prix Chronos de littérature
Née le 26 novembre 1951. Mariée deux enfants

Anthropologue
Maître de conférences Université Paris XII,
U.F.R. Sciences de lEducation et Sciences Sociales
Responsable du Master professionnel Sciences de la société,
Management des organisations, Option gérontologie
Membre du conseil scientifique de la CNSA
Présidente du comité Personnes âgées
de la Fondation de France de 1999 à 2002

Quelques publications :
En coll. avec J. Trincaz, Le droit de vieillir, Paris, Fayard,
2000, 280 p.
En coll. avec D. Argoud, La parole des vieux. Enjeux, analyse,
pratique, Paris, Dunod, 1999, 228 p.

Romans policiers :
- Lheure de
lAlouette, Ed. De Borée, 2006
- Un parfum de gentiane,
Ed. De Borée, 2004
- Le moulin des retrouvailles,
Ed. De Borée, 2002, prix du roman dAuvergne
- Loeil du vivier,
Ed. De Borée, 2001, prix question dâge
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Nous lui avons
demandé de préciser son approche de "Grandir-Vieillir"
en donnant sa définition de ces deux termes.

"Grandir,
quand j'étais petite, c'était acquérir des droits,
ceux des grandes personnes, et ne plus subir leurs remarques, rebuffades,
sanctions
C'était aussi partir à la découverte du monde,
voyager
.
C'était enfin, continuer la découverte de moi-même,
savoir mieux qui j'étais.
Vivement !
Aujourd'hui, surtout en ce qui concerne le dernier point, je me demande
: quand donc serai-je grande ?"

"Vieillir :
C'est l'âge sur lequel je sais le plus de choses tout en en
connaissant encore rien. Si j'ai la chance de vieillir, c'est à
dire d'avoir une vie longue, je sais déjà que ce sera
un des plus difficiles voyages que j'aurais à faire, car, parmi
tous ceux que j'aime, certains ne pourront pas m'accompagner. Alors
je me raccroche à l'idée que ce sont mes plus difficiles
voyages qui me laissent le plus de fierté (j'y suis arrivée
!) et j'espère qu'il en sera de même.

L'approche anthropologique amène à se décentrer,
à considérer l'autre, dans ce qu'il a de semblable et
de différent, à jamais irréductible à
moi-même. Une pensée toujours relancée, qui ne
peut jamais se clore.
Il y a bien sûr les différences culurelles, mais il y
en a d'autres à considérer, notamment la vieillesse.
Cet autre que je porte déjà en moi, que je ne connais
pas encore et que ceux qui sont déjà vieux m'amènent
à découvrir." |

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