
Il est pourtant démontré : |
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qu'une
meilleure éducation des filles produit à terme
une augmentation du niveau économique d'un pays ; |
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que la
mixité des classes a entraîné un meilleur
niveau scolaire des garçons (l'envers de ce gain
du côté des relations sexuées entre garçons
et filles au moment de l'adolescence n'est pas à passer
sous silence) ; |
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que le
travail des femmes (par choix plus que par contrainte) facilite
la réussite scolaire de leurs enfants ; |
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que la
présence d'arrière-grands-parents qui éprouvent
du plaisir à vivre, malgré des handicaps, facilite,
chez les plus jeunes, l'intégration de la vieillesse
dans leur propre parcours de vie. |
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Cette dilution des repères anciens met au jour la face
noire, cachée des liens familiaux et sociaux antérieurs
: les violences familiales, les violences sociales existaient
déjà (c'est même le contraire qui serait
étonnant) mais restaient officiellement ignorés,
car l'honneur ou la respectabilité familiale étaient
en jeu ou se répercutaient de génération
en génération, en occultant de plus en plus
l'origine de ce déshonneur.

D'où
la nécessité de pouvoir prendre appui sur un
environnement suffisamment sécurisant pour élaborer
ce que F. de Singly nomme son guide de bonnes manières.
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Liens et partage : quelle relation entre les deux ? |

Déjà : le partage est-il nécessaire ?
Le partage est à l'origine de l'organisation sociale,
tant chez les humains que chez les animaux qui vivent en société,
qu'il faut être deux, de sexe complémentaire,
pour se reproduire, des échanges ont été
construits pour organiser la vie des groupes de nos ancêtres.
Le partage est donc au fondement de la vie en société.
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Partager des tâches, des occupations, des savoirs, du
plaisir, du sens : |
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par
tout ou rien en part égales ou inégales, |
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selon
un principe d'égalité ou d'équité
(à chacun selon ses besoins), |
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sur
un simple rapport de force entre personnes. Les relation sado-masochistes
ou la dialectique maître/esclave. |

Ce qui complexifie les choses est l'empilage générationnel
actuel : la grand-mère est encore une fille souvent en
charge de ses propres parents, voire beaux-parents, sans qu'elle
doive oublier pour autant, de se préoccuper de ses enfants
et petits-enfants ! Ici, partager devient se partager, en 2
passe encore, en 4 c'est plus difficile
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Au niveau de la société, il y a de fait des partages
entre générations. La solidarité au sein
de la société repose actuellement sur la mutualisation,
et la redistribution pour certains risques. Ces contrats
entre les générations sont en partie contestés
actuellement car la redistribution attendue pour aujourd'hui,
comme pour plus tard, risque fort de ne pas être au rendez-vous
de ce que chacun espère.
La solidarité est mise à mal par les évolutions
démographiques et économiques ; elle doit évoluer
pour rester une solidarité entre les âges. |
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Prendre
sa retraite aujourd'hui n'équivaut plus à attendre
la mort proche, calé dans son fauteuil, cadeau de départ
en retraite de l'entreprise dans les années 60. |
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Si les
années de retraite ont changé de visage, les années
d'apprentissage aussi : l'entrée stable dans la vie professionnelle
se fait de plus en plus tardivement. |
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L'entrée
dans la vie familiale aussi : l'âge moyen des femmes à
leur première maternité est de 29 ans. |
| Il
y a nécessité de repenser le cycle de vie et donc
les liens entre générations tout au long de la
vie. |